Conjoncture


Vers une période prolongée de faiblesse économique

La croissance économique demeurera faible dans plusieurs pays au cours des prochains trimestres et cette faiblesse risque de se prolonger à moyen terme, voire de s’accentuer. Le scepticisme à l’égard de la poursuite du cycle économique américain devrait augmenter au cours des prochaines années, ce qui devrait se traduire par une plus forte volatilité sur les marchés financiers et par une réduction de la confiance des entreprises et des ménages. D’autres baisses de taux d’intérêt seront nécessaires vers 2021 et 2022, ce qui permettrait de relever la croissance économique pour 2023. Ce scénario reste tout de même teinté d’une bonne dose d’incertitude. Les risques en présence pourraient devancer la sous-performance économique prévue et forcer les banques centrales à intervenir plus promptement.


Le cycle économique actuel deviendra t-il le plus long jamais enregistré aux États-Unis ?

À la fin du mois de juin, le cycle économique actuel aux États-Unis aura égalisé le record de longévité de 120 mois du cycle de 1991-2001 (voir graphique). La poursuite de la croissance économique prévue pour les prochains trimestres signifie donc qu’un nouveau record de longévité sera établi. Même si les baisses de taux d’intérêt prévues aux États-Unis en 2019 aideront à prolonger le cycle, on peut difficilement imaginer que celui-ci sera éternel. Au contraire, les signes d’essoufflement risquent d’être de plus en plus nombreux. Le taux de chômage historiquement bas et le fait que plusieurs entreprises tournent déjà à plein régime rendent déjà difficile toute accélération notable et durable de la croissance économique. En conséquence, la croissance devrait principalement converger autour de son rythme potentiel, qui se situe à environ 2 % aux États-Unis et à un peu moins dans la plupart des autres pays avancés. À ces plus faibles niveaux de croissance, il reste moins de marge pour que d’éventuels chocs amènent l’économie en situation de ralentissement majeur, voire en récession.
Durée des phases de croissance des cycles économiques aux États-Unis
Durée des phases de croissance des cycles économiques aux États-Unis

Ce ne sont pas les risques qui manquent

À l’automne 2018, les turbulences sur les marchés financiers ont contribué à freiner l’économie en raison d’un effet de richesse négatif et d’une diminution de la confiance. De telles turbulences pourraient encore se produire au cours des prochaines années.
La Réserve fédérale ne pourra pas constamment assouplir la politique monétaire pour satisfaire les marchés.
Sur le plan plus fondamental, le contexte international apparaît très précaire. Les tensions commerciales demeurent vives et risquent de persister plusieurs années encore. À cela s’ajoutent des difficultés dans plusieurs pays émergents, dont en Chine, lesquelles ne sont pas seulement liées à la faiblesse des échanges commerciaux, mais aussi à des problèmes internes et structurels. À court terme, des mesures de soutien devraient aider, notamment en Chine, mais le portrait pourrait s’assombrir davantage d’ici quelques années. L’Europe demeure aussi un cas à surveiller. La montée du populisme, le Brexit et l’endettement élevé des gouvernements sont des facteurs de risque qui ne sont pas appelés à disparaître de sitôt. Tous ces éléments sont susceptibles d’alimenter des vagues d’inquiétude et de la volatilité sur les marchés financiers. Advenant un ralentissement majeur en Europe, les marchés pourraient également douter de la capacité des gouvernements et des banques centrales à agir alors que les marges de manœuvre de ces derniers semblent plutôt minces.

Rédigé par Desjardins, Études économiques, le 21/06/2019 | Lu 187 fois

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