Conjoncture


Une croissance moins vive, notamment en Europe


Le commerce mondial ralentit encore, ce qui reflète la croissance plus faible observée dans plusieurs régions. Cela est notamment évident en zone euro bien que certains indicateurs suggèrent maintenant un début de stabilisation. Les progressions du PIB de la zone euro prévues pour 2018 et 2019 ont de nouveau été révisées à la baisse. Au Royaume-Uni, l’évolution de l’économie demeure dépendante des développements concernant le Brexit et de la façon dont la confiance sera affectée par la poursuite de l’incertitude dans ce dossier complexe. Au Japon, l’économie continue d’évoluer en dents de scie et la croissance prévue a aussi été revue à la baisse. En Chine, le ralentissement graduel devrait se poursuivre. La croissance du PIB réel mondial devrait être de 3,4 % en 2019 et en 2020, comparativement à une estimation de 3,6 % pour 2018.
Le commerce mondial a nettement diminué
Le commerce mondial a nettement diminué

Un des pays qui souffrent le plus des difficultés du commerce mondial est l’Allemagne. Après la Corée du Sud, c’est le pays avancé où le secteur manufacturier est le plus important en proportion de l’ensemble de l’économie. On a pu voir l’indice PMI manufacturier allemand tomber tout au long de 2018 et passer sous la barre de 50 au cours des trois premiers mois de 2019. Contrairement à l’ensemble de la zone euro, la production industrielle y a encore diminué en janvier dernier.
Évidemment, tant que la principale économie de la zone ne reprendra pas du tonus, il sera difficile pour l’économie de la zone euro d’accélérer de nouveau.
Une lueur d’espoir pourrait venir de la faiblesse de la devise, qui permettrait une résurgence des exportations, notamment vers les États-Unis et le Royaume-Uni. En attendant, la confiance demeure relativement faible en zone euro. Il faudra aussi surveiller l’Italie, qui est déjà en récession technique avec deux baisses consécutives du PIB réel au second semestre de 2018. Somme toute, les prévisions de croissance du PIB réel de la zone euro pour 2019 et 2020 ont à nouveau été revues à la baisse. On s’attend maintenant à des gains de seulement 1,1 % en 2019 et de 1,3 % en 2020. De son côté, la Banque centrale européenne se montre plus inquiète et a récemment annoncé une nouvelle mesure de soutien au secteur bancaire. Elle devrait aussi s’abstenir de relever ses taux directeurs (encore négatifs) en 2019.

Rédigé par Desjardins, Études économiques, le 26/03/2019 | Lu 370 fois

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