Bourse


Un autre bon trimestre pour les Bourses mondiales


Évolution de l'indice CAC 40 (en chandeliers de 1 mois)
Évolution de l'indice CAC 40 (en chandeliers de 1 mois)
Malgré une augmentation des craintes géopolitiques liées à la question nord-coréenne et un début de saison des ouragans particulièrement violent en Amérique du Nord, la plupart des Bourses étrangères ont poursuivi sur leur lancée au cours des derniers mois. Le troisième trimestre de 2017 s’est ainsi soldé avec un rendement de 4,5 % pour le S&P 500, qui est passé au-dessus du niveau de 2 500 pour la première fois, et de plus de 3,4 % pour l'indice CAC 40. Les Bourses européennes ont été favorisées par la forte appréciation des devises européennes par rapport au dollar américain. Les Bourses des pays émergents ont continué de particulièrement bien faire avec un gain de 8 %, qui porte leur progression à 28 % depuis le commencement de 2017. La vigueur de la croissance économique mondiale et la forte progression des profits demeurent d’excellents soutiens pour les places boursières. Après un premier semestre décevant, les prix des métaux industriels et du pétrole ont fortement progressé au troisième trimestre, ce qui a aidé la Bourse canadienne à terminer sur une note positive, bien qu’elle tire toujours de la patte par rapport aux autres places boursières.

D’autres facteurs ont toutefois été moins favorables pour les investisseurs canadiens. L’amorce assez soudaine d’un resserrement monétaire au Canada a entraîné un recul de 2 % du marché obligataire canadien au troisième trimestre. Ce resserrement monétaire a aussi fait bondir le dollar canadien de 4 % depuis la fin juin, effaçant ainsi l’essentiel de la progression trimestrielle du S&P 500 pour un investisseur canadien exposé aux mouvements des devises.

Après une aussi bonne performance depuis le début de l’année, les places boursières étrangères pourraient bien connaître prochainement une période de consolidation ou même une correction temporaire. Au-delà de cette volatilité inhérente aux Bourses, les perspectives demeurent généralement favorables pour cette classe d’actifs alors que rien n’annonce une rechute de l’économie mondiale. Les difficultés du marché obligataire risquent toutefois de se poursuivre dans un contexte où la normalisation graduelle des politiques monétaires devrait se poursuivre en Amérique du Nord et s’étendre progressivement à d’autres pays.

Rédigé par Mathieu d’Anjou, CFA, économiste principal chez Desjardins, le 04/10/2017 | Lu 716 fois

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