Conjoncture

Plus forte inflation aux États-Unis depuis 1990 !



L’indice des prix à la consommation (IPC) a augmenté de 0,9 % en octobre, après des hausses de 0,4 % en septembre et de 0,3 % en août.


Après deux mois d’accalmie, l’inflation s’est à nouveau accélérée en octobre. Cette fois, la croissance de l’IPC a été fortement appuyée par un nouveau bond mensuel des prix de l’énergie, notamment le mazout (+12,3 %), le gaz naturel (+6,6 %) et l’essence (+6,1 %). À cela s’ajoutent les prix des aliments qui continuent de croître rapidement, notamment du côté de la viande (+2,5 % en octobre et +14,5 % en variation annuelle).
On remarque aussi l’accélération des prix excluant les aliments et l’énergie, qui montraient eux aussi des signes d’apaisement entre juillet et septembre.
Le secteur automobile a encore amené une contribution importante. En l’excluant, l’inflation de base ne serait que de 2,2 % plutôt que 4,6 %. On remarque que d’autres catégories de biens offrent peu de croissance, notamment les vêtements (+0,0 % en octobre) et les électroménagers (-0,1 %). Du côté des services, la croissance mensuelle (+0,4 % en octobre) demeure un peu plus modeste que celle des biens (+1,0 %). La catégorie « logement », qui représente près du tiers du panier de l’IPC total, montre toutefois un peu plus de mordant avec une progression de 0,5 %, soit la plus haute depuis juin.
Il est clair que la forte inflation observée aux États‑Unis reste surtout une conséquence de la crise de la COVID‑19 et des nombreux goulots d’étranglement qu’elle a provoqués. On peut encore espérer que ces perturbations se résorberont tôt ou tard et que les prix à la consommation vont finir par s’apaiser. Toutefois, les pressions pourraient rester nombreuses un certain temps, notamment du côté de l’énergie, du logement, et sans oublier l’effet des hausses récentes de salaires.

Implications

Cette nouvelle poussée des prix est un facteur qui raffermira la décision des dirigeants de la Réserve fédérale d’enfin diminuer leurs achats de titres. À la lumière de la situation inflationniste, certains d’entre eux voudront peut-être même accélérer le pas afin d’arriver plus rapidement à la prochaine étape, soit le début du relèvement des taux directeurs.

Rédigé par Francis Généreux, économiste principal chez Desjardins, le 10/11/2021 modifié le 10/11/2021 - 17:29


Envoyer Envoyer    Imprimer Imprimer          Partager Partager

Nouveau commentaire :
Twitter

En nous soumettant vos commentaires, vous reconnaissez que BourseTrading.info a le droit de les reproduire et de les diffuser, en tout ou en partie et de quelque manière que ce soit. Veuillez noter que le site BourseTrading.info ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s'ils respectent notre charte.

Dans la même rubrique :
< >

Lundi 22 Novembre 2021 - 18:35 Place au « Black Friday »

Vendredi 19 Novembre 2021 - 14:44 Les banques centrales ne sont pas infaillibles




par Bertrand Richard le 26/11/2021

Tendance et Future CAC 40 : Vendredi noir !









glossaire bourse











Mentions légales