Forex/Cryptos

Nouvel élan du dollar



Le dollar américain s’est apprécié considérablement ces deux dernières semaines contre plusieurs devises.



Le début de ce nouvel élan a concordé avec la publication des derniers chiffres sur l’inflation aux États‑Unis. Ces chiffres se sont avérés plus forts que prévu et ont encouragé plusieurs investisseurs à miser sur une réduction plus rapide des achats d’actifs par la Réserve fédérale (Fed) et des hausses de taux d’intérêt plus précoces. La reconduction de Jerome Powell à la tête de la Fed semble renforcer ce scénario aux yeux des investisseurs. Sa principale concurrente pour le poste, Lael  Brainard, était perçue un peu plus dovish.

Les données économiques ont aussi été plus encourageantes récemment du côté américain. En même temps, l’incertitude a augmenté dans d’autres régions du monde, notamment en Europe, où le nombre de cas de COVID-19 est une fois de plus en hausse, forçant même la réintroduction de mesures de confinement dans certains pays.
L’euro vaut maintenant près de 1,12 $ contre une moyenne d’environ 1,16 $ en octobre. L’euro reste également désavantagé sur le plan de la politique monétaire. La Banque centrale européenne ne signale pas de hausses de taux d’intérêt pour l’an prochain.

Le yen aussi est pénalisé par les faibles probabilités de hausses de taux d’intérêt. L’inflation demeure nettement plus faible au Japon. Cela dit, le yen est une devise sensible à l’appétit des investisseurs pour le risque. Il fait mieux lorsque l’incertitude est plus grande, ce qui a probablement contribué à limiter sa dépréciation contre le dollar américain durant le mois de novembre.

Contrairement à l’euro, la livre sterling profite de meilleures anticipations à l’égard de la politique monétaire. La Banque  d’Angleterre signale que le relèvement des taux d’intérêt pourrait débuter au cours des prochains mois. Malgré cela, la livre s’est dépréciée fortement au cours des dernières semaines. Elle était remontée à plus de 1,38 $ en octobre et vaut maintenant un peu moins de 1,34 $. Le Royaume‑Uni reste affligé par certaines difficultés économiques, et comme plusieurs autres pays européens, il affiche un nombre élevé de cas de COVID‑19.

L’évolution des politiques monétaires devrait continuer d’influencer grandement les devises. Il reste à voir si la Fed pourra accélérer de beaucoup la réduction de ses achats d’actifs, ce qui paverait la voie à un relèvement plus précoce des taux d’intérêt. L’appréciation du dollar américain pourrait avoir été trop rapide. Une atténuation des risques au cours des prochains mois, notamment en lien avec la pandémie, pourrait aussi faire baisser le billet vert. Cela est sans compter qu’avec un faible taux de vaccination, les États-Unis demeurent à risque d’une nouvelle vague d’infections.

Rédigé par Desjardins, Études économiques, le 24/11/2021 modifié le 24/11/2021 - 21:51


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