Conjoncture


Les économies des pays développés soutiendront la croissance mondiale

Schroeder diffusait aujourd'hui sa note mensuelle sur les perspectives économiques et financières dont voici les principaux points marquants.


  • La croissance mondiale devrait atteindre 3% en 2014 sur fond d'accélération de la croissance économique américaine et de sortie de récession de l'Europe. Les problématiques budgétaires perdureront mais devraient considérablement s'atténuer aux Etats-Unis l'année prochaine. Les marchés émergents enregistrent également de meilleures performances mais la croissance reste entravée par l'inflation et la nécessité d'un rééquilibrage.
  • Sur le plan politique, les économistes de Schroeder attendent, d'une part, à ce que la Fed entame l'arrêt progressif de ses achats d'obligations en mars 2014, mais également à ce qu'elle renforce sa politique d'orientation ou "forward guidance" de manière à prévenir toute anticipation d'une hausse précipitée des taux d'intérêt. La première hausse des taux américains devrait intervenir à la fin de l'année 2015. 
  • Le resserrement de la politique monétaire n'est, pour le moment, pas d'actualité aux Etats-Unis et l'est encore moins en Europe et au Japon, deux régions confrontées à des défis importants sur le front de la croissance. Dans ce contexte, la politique monétaire du G3 devrait diverger. Une telle situation tendrait à soutenir le dollar américain mais pèsera sur les prix des matières premières et certains pays des marchés émergents.

L'Europe est sur la voie de la reprise, mais le potentiel de hausse est limité

  • La reprise européenne a connu un recul au 3ème trimestre sur fond de ralentissement de l'activité au cours de la période. La baisse de l'inflation soulève les craintes d'un équilibre déflationniste, ce qui a incité une fois de plus la BCE à baisser ses taux d'intérêt. Nous anticipons une croissance atone en raison de la pression exercée sur les banques en termes de désendettement. L'inflation devrait demeurer faible à court terme.        
  • Au Royaume-Uni, la dynamique demeure solide bien que l'on peut s'attendre à un ralentissement temporaire au quatrième trimestre en raison d'une accumulation récente des stocks.  

Les BRICs

  • Les perspectives ont changé pour les BRICs par rapport à la prévision précédente. Les réformes récentes en Chine sont susceptibles d'avoir un effet négatif à court terme tandis que les autres pays des BRICs sont confrontés à la stagflation. Avec les élections l'an prochain au Brésil et en Inde, les risques politiques sont de plus en plus présents.      
  • La troisième session plénière du Comité central chinois était très attendue et les résultats ont été supérieurs aux attentes. Les réformes devraient permettre à la Chine d'éviter un atterrissage brutal. Il faut toutefois s'attendre à des perturbations sur le court terme ainsi qu'à un ralentissement de sa croissance.  

Rédigé par Pascal Delmas / BourseTrading.info le 06/12/2013 | Lu 219 fois

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