Bourse


La volatilité risque de demeurer élevée, mais les Bourses pourraient rebondir

Le marché haussier débuté après la crise financière de 2008 dure maintenant depuis près de dix ans aux États‑Unis. Alors que le contexte économique devrait demeurer favorable un certain temps, les indices boursiers possèdent encore un certain potentiel de gain. Les épisodes de volatilité, tels que ceux connus en février et depuis le début d’octobre, pourraient toutefois être fréquents alors que les investisseurs continueront d’essayer d’anticiper la prochaine récession. Une occasion intéressante pour les investisseurs qui ont les nerfs solides ?


On peut comprendre les investisseurs de s’inquiéter de la normalisation des politiques monétaires et de la possibilité d’une éventuelle fin de cycle. Il faut aussi s’attendre à ce que l’augmentation plus claire des salaires et des taux d’intérêt commence bientôt à freiner la croissance spectaculaire des bénéfices. Il y a toutefois une grande différence entre un ralentissement de la croissance des profits et une chute des bénéfices qui justifierait un véritable marché baissier. Alors qu’une récession ne paraît pas imminente, la chute récente des indices boursiers et des ratios cours/bénéfice nous semble exagérée et pourrait représenter une bonne occasion d’achat pour les investisseurs prêts à faire face à une certaine volatilité.
En achetant la Bourse américaine à un moment où elle paraît évaluée de façon assez correcte d’un point de vue fondamentale, un investisseur peut espérer faire un rendement assez normal, de l’ordre de 7 % en terme nominal par année.
Les gains pourraient être encore plus marqués sur la Bourse canadienne qui paraît franchement abordable. Dans un contexte où les taux d’intérêt augmentent, mais demeurent très bas, il est difficile d’identifier une autre classe d’actifs plus attrayante en ce moment. Certains analystes plus pessimistes recommandent de se tourner vers le marché monétaire, mais un tel choix condamne les investisseurs à un rendement très limité. Plusieurs indices boursiers internationaux offrent aussi une option intéressante après plusieurs trimestres difficiles, mais les risques économiques et politiques paraissent significativement plus élevés à l’international, en particulier en Europe et dans les pays émergents.

Les investisseurs qui optent aujourd’hui pour la Bourse doivent toutefois être conscients qu’un véritable marché baissier risque de survenir lorsque le cycle de croissance prendra fin. Dans un horizon de long terme, ce type de fluctuation a toutefois peu d’effet alors que de telles corrections sont souvent suivies de rebond tout aussi marqué lorsque la croissance recommence à s’accélérer.

Rédigé par Mathieu D’Anjou, CFA, économiste en chef adjoint chez Desjardins, le 29/11/2018 | Lu 162 fois

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