Conjoncture

La croissance économique aux États-Unis a ralenti



Le PIB réel américain a augmenté de 2,0 % à rythme annualisé (0,5 % non annualisé) entre le deuxième et le troisième trimestre de 2021 selon l’estimation initiale des comptes nationaux. Cela fait suite à des variations trimestrielles annualisées de 6,7 % au printemps et de 6,3 % à l’hiver dernier. Le PIB réel se situe maintenant 1,4 % au-dessus de son niveau de la fin de 2019.


Sans le secteur automobile, le PIB  réel aurait connu une hausse annualisée de 3,5 % au troisième trimestre.
Sans le secteur automobile, le PIB réel aurait connu une hausse annualisée de 3,5 % au troisième trimestre.
L’économie américaine vient de subir la plus faible croissance de son PIB  réel depuis le début de la reprise il y a un an. Évidemment, on peut être déçu par une progression qui représente moins du tiers de celles des deux premiers trimestres de  2021. La principale raison de ce ralentissement est le secteur automobile. Les problèmes d’approvisionnement subis par cette industrie ont provoqué une baisse de 41,6 % (à rythme annualisé) de la production de véhicules. Cela a amené des chutes de 53,9 % de la consommation d’automobiles, de 18,9 % de l’investissement en équipements de transport, de 6,8 % des exportations liées à l’automobile et de 46,5  milliards de dollars des stocks des concessionnaires.
Sans le secteur automobile, le PIB  réel aurait connu une hausse annualisée de 3,5 % au troisième trimestre.
Évidemment, d’autres secteurs ont aussi faibli, on remarque un ralentissement de la consommation de biens non durables et une  autre  contraction  de  l’investissement  résidentiel.  L’apport du gouvernement fédéral a aussi été réduit, avec une baisse de 4,7 % de ses dépenses et une diminution de 5,6 % du revenu disponible réel des ménages (en partie due à l’arrêt des mesures de soutien). Il y a aussi des points positifs  : la reprise de la consommation de services reste vive et l’investissement des entreprises en produits de propriété intellectuelle surpasse déjà de 12,7 % son niveau de l’automne 2019.

Implications

Maintenant que le PIB  réel a dépassé son niveau prépandémique, on peut s’attendre à des croissances moins fortes que pendant la période de récupération. Cela dit, le ralentissement de cet été demeure décevant, mais il provient surtout de problèmes d’approvisionnement qui, espérons‑le, seront temporaires.

Rédigé par Francis Généreux, économiste principal chez Desjardins, le 28/10/2021 modifié le 28/10/2021 - 17:30


Envoyer Envoyer    Imprimer Imprimer          Partager Partager


Dans la même rubrique :
< >

Lundi 22 Novembre 2021 - 18:35 Place au « Black Friday »

Vendredi 19 Novembre 2021 - 14:44 Les banques centrales ne sont pas infaillibles




par Bertrand Richard le 26/11/2021

Tendance et Future CAC 40 : Vendredi noir !









glossaire bourse











Mentions légales