Bourse



La crise du COVID-19 entraîne les chutes inédites des ventes au détail et de la production industrielle aux États-Unis


Les ventes au détail ont chuté de 8,7 % en mars aux États-Unis. La production industrielle a diminué de 5,4 % sur le même mois.


La crise du COVID-19 a provoqué en mars la pire baisse des ventes au détail depuis le début de la publication des données mensuelles en 1992. Précédemment, le recul le plus prononcé était de 3,9 % en novembre 2008. Cela dit, la baisse enregistrée au cours du mois dernier est assez proche des attentes, avec des diminutions importantes dans la plupart des catégories de détaillants. On remarque toutefois des hausses des ventes dans les épiceries (+25,6 %), mais aussi parmi les magasins de marchandises générales (+6,4 %), les magasins de soins personnels (+4,3 %), les magasins en ligne (+3,1 %) et les centres de rénovation (+1,3 %). Les pires chutes ont été observées du côté des vêtements (-50,5 %), des magasins de meubles (-26,8 %) et de la restauration (-26,5 %, soit tout de même mieux que prévu). Évidemment, comme les principales mesures de confinement n’ont pas été appliquées dès le début de mars, on peut s’attendre à ce que les ventes enregistrent de nouvelles baisses en avril.
Il est clair que la consommation réelle affichera une contraction importante dès le premier trimestre, mais les pires résultats seront obtenus au deuxième trimestre.
Déjà pas très solide en 2019 à cause de la guerre commerciale, la production industrielle se voit maintenant durement affectée par la crise de la COVID-19. Là aussi, la baisse enregistrée en mars est le recul le plus important depuis le début des données en 1950. Parmi les industries les plus touchées, la pire chute, et de loin, provient du secteur automobile, qui affiche une contraction de 28,0 %. Toutefois, même sans cette baisse sectorielle, la production industrielle aurait diminué de 4,1 %. En fait, aucun des principaux secteurs, y compris l’alimentation (-0,8 %), n’a affiché de hausse.

La chute des ventes et de la fabrication en mars ne laisse aucun doute sur le fait que l’économie américaine a commencé à se contracter dès le premier trimestre. La récession se poursuivra au deuxième trimestre, notamment en avril, où le niveau d’activité devrait diminuer davantage. La suite dépend de l’évolution de la COVID-19 et des décisions des autorités quant à la durée des mesures sanitaires et de confinement.

Rédigé par Francis Généreux, économiste principal chez Desjardins, le 15/04/2020 | Lu 614 fois modifié le 15/04/2020 - 17:11

Envoyer Envoyer    Imprimer Imprimer          Partager Partager


Dans la même rubrique :
< >

Vendredi 21 Août 2020 - 22:18 L’indice S&P 500 à son plus haut historique

FUTURE CAC 40 : A terre

Le Future CAC 40 a très brutalement décroché une heure après son ouverture. Le seuil assez symbolique des 5000 points déjà enfoncé en...

A terre

Le CAC 40 vient de donner une magnifique leçon à tous ceux qui s’intéressent à l’analyse graphique ou qui veulent en comprendre les...




glossaire bourse













Mentions légales