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La BCE lutte contre la hausse des rendements en augmentant ses achats d'obligations




Christine Lagarde, présidente de la BCE, lors de sa conférence de presse du 11 mars
Christine Lagarde, présidente de la BCE, lors de sa conférence de presse du 11 mars
La hausse des rendements des obligations d'État européennes au cours des dernières semaines était "indésirable" : la Banque centrale européenne (BCE) devient nerveuse et prévoit d'augmenter sensiblement le rythme de ses achats dans le cadre du programme d'achat d'urgence en cas de pandémie (PEPP) au cours du prochain trimestre. Ce faisant, elle veut éviter un durcissement des conditions de financement. D'une part, cela est surprenant, car les perspectives de l'économie sont devenues plus stables, comme le montrent les projections du PIB, qui n'ont guère changé. Auparavant, les risques de baisse prédominaient toujours. Néanmoins, d'un autre côté, un durcissement des conditions de financement n'est pas souhaitable à un moment où des conditions de financement tout juste favorables restent nécessaires pour réduire l'incertitude, renforcer la confiance afin de préserver la reprise économique.

La décision, cependant, d'augmenter temporairement les achats a été prise par consensus. Elle devrait donner à la BCE un peu de temps pour décider de la suite à donner au PEPP dans le contexte de la pandémie, qui est encore loin d'être terminée. Néanmoins, des points d'interrogation subsistent. En particulier, il convient de savoir comment la BCE définit les "conditions de financement favorables" et quels niveaux de rendement des obligations d'État sont requis en conséquence. Elle a explicitement souligné qu'elle ne contrôle pas la courbe des taux. Implicitement, cependant, elle la cible, mais sans préciser les objectifs de rendement.
Cette incertitude quant à l'orientation de la BCE devrait continuer à provoquer de la volatilité sur les marchés obligataires et de change.
Dans l'ensemble, il s'agit d'une déclaration "modérée". Tous les paramètres de politique monétaire restent inchangés. La banque centrale reste prête à ajuster tous les instruments de politique monétaire si nécessaire. Et les perspectives d'inflation restent modérées. Même si l'inflation devrait être plus élevée, à 1,5 %, en 2021, elle s'attend toujours à manquer son objectif d'inflation jusqu'en 2023 au moins, principalement en raison du ralentissement de l'économie. Ce dernier point en particulier fera en sorte que le degré d'expansion monétaire restera inchangé à un niveau très accommodant.

Rédigé par Ulrike Kastens, Economiste Europe, DWS, le 12/03/2021 modifié le 12/03/2021 - 10:18


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