Bourse

L’optimisme béat des marchés constitue le plus grand risque




Axel Botte, stratégiste chez Ostrum Asset Management
Axel Botte, stratégiste chez Ostrum Asset Management
Les enquêtes auprès des investisseurs individuels américains décrivent un niveau d’optimisme inconnu depuis le premier trimestre de 2018... théâtre des débouclements massifs de positions sur les produits vendeurs de volatilité. La fragilité des cours tient souvent au caractère consensuel du positionnement des intervenants les plus actifs. Or la situation sanitaire dégradée appelle à une certaine prudence. Les nouvelles mesures de confinement plongent l’Europe dans la récession au quatrième trimestre et freineront sensiblement la croissance américaine dans les mois à venir. L’espoir d’un geste monétaire de la Fed (tel qu’un twist de la courbe ?) et plus encore de la BCE entretient l’accumulation de positions sur les actions et produits à spreads. Par ailleurs, les investisseurs institutionnels n’ont souvent d’autre choix que de capituler sur des niveaux de rendements extrêmement faibles. Le 10 ans portugais s’est ainsi traité en territoire négatif en séance jeudi dernier. La pression à la baisse sur l’ensemble des spreads souverains est manifeste, d’autant que les investisseurs japonais sont désormais acheteurs de dettes souveraines périphériques.
Clairement, la promesse d’une extension du PEPP et des TLTRO, le 10 décembre prochain, semble justifier tous les niveaux de marché.
Il est impossible de s’opposer à l’excès de demande de titres artificiel engendré par les politiques monétaires hyper-expansionnistes. Les projections d’émissions nettes de crédit IG et d’emprunts d’états pour 2021 sont compatibles avec une nouvelle diminution du flottant disponible pour les investisseurs privés.
La réunion de la BCE coïncidera en outre avec le sommet européen, réelle dernière chance d’aplanir les désaccords sur le budget européen voire d’avaliser une issue sur le Brexit. Le sterling s’est légèrement déprécié la semaine passée réagissant enfin à l’imminence d’une sortie sans accord. Dans ce contexte, des prises de profit autour du 10 décembre ne sont pas à exclure.

Rédigé par Axel Botte, stratégiste chez Ostrum Asset Management le 01/12/2020 modifié le 01/12/2020 - 11:10


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