Conjoncture



Investissement dans la pierre : la solution pour répondre à la volatilité de la bourse ?


Crise sanitaire aux conséquences économiques et financières mondiales, l’épidémie de coronavirus incite les épargnants à s’interroger sur leurs placements. Si la diversification et la patience sont plus que jamais de rigueur, l’immobilier et notamment la pierre-papier attirent de plus en plus d’investisseurs.


Assurance-vie, livret A, bourse : les Français et l’épargne en 2020

Début mars 2020, l’encours des assurances-vie s’élevait à 1 785 milliards d'euros. Le placement favori des Français a donc toujours la cote auprès des épargnants malgré des rendements en baisse : 2,80 % en 2013, 2,30 % en 2015 et 1,70 % en 2018.

De son côté, le livret A est lui aussi toujours très populaire en dépit de son rendement inférieur au niveau de l’inflation. En février 2020, 1,5 milliards d’euros étaient stockés sur un livret A ou un livret de développement durable et solidaire (LDDS). En mars 2020, ce chiffre a bondi à 3,8 milliards d’euros.

Quant à la bourse, elle n’attire qu’un Français sur cinq malgré une rentabilité intéressante et une variété des supports. Il faut dire que les Français sont historiquement rebutés par la notion de risque, surtout lorsqu’il s’agit d’épargne. L’épidémie de covid-19, les incertitudes associées et l’effondrement des bourses mondiales observé ces dernières semaines expliquent cette frilosité à investir sur les marchés actions.

Investir dans l’immobilier sans se soucier de la gestion : le succès des SCPI

Dans ce contexte, un placement semble tirer son épingle du jeu : l’immobilier. Malgré des prix en hausse et un secteur à l’arrêt à cause du confinement, les Français ne semblent pas prêts à renoncer à leur projet de devenir propriétaire.
En mars 2020, les particuliers étaient ainsi 15 % à vouloir investir dans la pierre dans les douze mois contre 17 % un mois plus tôt.
Un chiffre particulièrement stable chez les profils cadres et les investisseurs locatifs qui tend toutefois à s’éroder chez les plus jeunes et les primo-accédants.

Une envie qui explique peut-être le succès des sociétés civiles de placement immobilier (scpi), ces dernières années, avec notamment 8,6 milliards d’euros de souscription en 2019, malgré un rendement plutôt stable depuis trois ans à 4,4 %. Pour rappel, investir dans les SCPI consiste à acquérir des parts souvent disponibles à partir d’une centaine d’euros en contrepartie de la perception de loyers. En effet, les SCPI achètent des biens immobiliers professionnels, souvent des bureaux mais également des commerces ou des bâtiments industriels, dont elles assurent la gestion quotidienne (travaux, perception des loyers, rotation des locataires etc…).

Varier ses placements plutôt que tout miser sur l’immobilier

Attention toutefois, dans l’immobilier en général comme dans les SCPI en particulier, la fiscalité peut être lourde et faire grimper l’assiette d’imposition, notamment de l’impôt sur la fortune immobilière (IFI). De plus, selon les SCPI, le ticket d’entrée peut être important et les liquidités faibles.

Alors pour se constituer un patrimoine, préparer sa retraite, sa succession, percevoir des revenus complémentaires ou encore penser à l’avenir de ses enfants, le mieux est encore de varier ses placements et de raisonner à long terme. Quant à la prise de risque, c’est l’une des clés pour détenir une épargne performante.

Source :

Rédigé par Pascal Delmas / BourseTrading.info le 20/04/2020 | Lu 700 fois modifié le 20/04/2020 - 16:27

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