Conjoncture

États-Unis : un pied dans la récession



Le PIB réel américain a diminué de 4,8 % à rythme annualisé au premier trimestre de 2020, selon l’estimation initiale des comptes nationaux. C’est la première baisse trimestrielle du PIB réel depuis l’hiver 2014 et la plus prononcée depuis 2008.


La baisse du PIB réel au premier trimestre est trompeuse. Elle cache deux périodes distinctes, soit une dizaine de semaines de croissance, d’une part, et deux semaines à peine de contraction à partir de la mi-mars, d’autre part. C’est donc une chute très abrupte de l’activité qui s’est manifestée à la toute fin de la période pour amener la moyenne trimestrielle vers des résultats négatifs. Sans surprise, le secteur le plus touché, notamment par les mesures, imposées ou volontaires, de confinement et de distanciation sociale est la consommation de services, qui à elle seule a retranché 4,99 points de pourcentage à la croissance. La chute de 33,2 % à rythme annualisé des ventes d’automobiles n’a pas aidé non plus. Du côté des biens non durables, on remarque qu’une hausse de la consommation d’aliments (+25,1 %) a plus que compensé des pertes importantes dans les autres secteurs, notamment du côté des vêtements (-36,0 %). La situation de l’investissement et des exportations nettes contraste aussi avec le début de l’année alors que la baisse des tensions commerciales suggérait une amélioration des perspectives.
À l’instar de la consommation, l’investissement et la plupart des autres composantes du PIB devraient se montrer encore plus négatifs au deuxième trimestre.
L’économie américaine est maintenant dans une période de contraction, voire de récession, provoquée par la pandémie de COVID-19. La diminution du PIB réel au premier trimestre met la table pour une chute encore plus sévère au deuxième trimestre. La suite des choses dépend maintenant de l’évolution de la pandémie de COVID-19.

Rédigé par Francis Généreux, économiste principal chez Desjardins, le 29/04/2020 modifié le 29/04/2020 - 16:55


Envoyer Envoyer    Imprimer Imprimer          Partager Partager


FUTURE CAC 40 : Découragement ?

Hier, nous indiquions que la volatilité s’était écrasée et qu’un certain assoupissement guettait sauf si cassure des 5560 points. Un Turbo...

Moins de conviction

Le CAC 40 est victime d’un équilibre des forces. Les vendeurs aimeraient intervenir pour forcer une pause et entamer ne serait-ce qu’un peu...








glossaire bourse












Mentions légales