Conjoncture

États-Unis : un nouveau sommet pour l’ISM services



L’ISM services a augmenté de 1,3 point au cours du mois dernier, pour passer de 62,7 en avril à 64,0 en mai. C’est le plus haut niveau de cet indice depuis qu’il a été mis en place en 1997.


Le plus haut niveau de l’ISM services depuis le début de sa publication en 1997
Le plus haut niveau de l’ISM services depuis le début de sa publication en 1997
À l’instar de l’ISM manufacturier, qui a progressé de 0,5 point en mai, l’indice lié aux services montre aussi une accélération de la croissance économique aux États‑Unis. Toutefois, alors que l’indice manufacturier demeure sous son sommet historique de mars dernier, l’ISM services a traversé ce plafond pour atteindre son plus haut niveau en plus de 23 ans. Une bonne performance de l’ISM services n’est pas vraiment surprenante à ce moment-ci. Plusieurs États poursuivent la réouverture des services qui avaient été les plus touchés pendant le pire de la pandémie. Il est donc normal que l’assouplissement, voire l’élimination, des mesures sanitaires profite grandement au secteur des services. À cela s’ajoutent, selon les commentaires des entreprises cités par l’Institute for Supply Management, les effets toujours présents de l’aide fédérale adoptée en mars, de la vaccination et d’une reprise de la demande refoulée pendant la pandémie. Cela dit, les commentaires font aussi plusieurs mentions des contraintes amenées par des pénuries de matériel, des perturbations aux chaînes d’approvisionnement et des hausses de coûts. Cela se perçoit particulièrement dans certains sous-indices de l’ISM services qui ont enregistré de fortes hausses, comme les délais de livraison, les commandes en attente et les prix payés. La difficulté d’embaucher est aussi un souci important et a sans doute contribué à la baisse étonnante de la composante « emploi » de l’ISM services.

Implications

La bonne performance de l’ISM services est un signe de plus que l’économie américaine progressera vivement au deuxième trimestre de 2021. Cet indice signale cependant que les contraintes d’approvisionnement, de coût et de main-d’œuvre sont un réel casse-tête pour les entreprises.

Rédigé par Francis Généreux, économiste principal chez Desjardins, le 03/06/2021 modifié le 03/06/2021 - 21:31


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