Conjoncture



États-Unis : les ventes au détail bondissent, mais la production industrielle recule


Les ventes au détail ont progressé de 1,9 % en septembre après des croissances de 0,6 % en août et de 1,1 % en juillet. La production industrielle a diminué de 0,6 % en septembre.


Les ventes au détail ont maintenant largement dépassé leur niveau d’avant la crise, mais des faiblesses persistent.
Les ventes au détail ont maintenant largement dépassé leur niveau d’avant la crise, mais des faiblesses persistent.
Les ventes au détail se sont montrées bien plus vigoureuses que prévu en septembre. On s’attendait à ce que l’apaisement observé depuis l’été se poursuive, mais on a plutôt affaire à un impressionnant rebond. Ce sont les composantes qui tiraient encore de l’arrière qui ont le plus augmenté en septembre. On pense notamment aux boutiques de vêtements (+11,0 %) et aux restaurants (+2,1 %).
Malgré ces gains, leurs ventes y demeurent bien en dessous de celles qui prévalaient avant la COVID-19.
Parmi les autres composantes qui ont bien performé en septembre, on retrouve les ventes des grands magasins (+9,7 %) et les biens associés aux loisirs (+5,7 %). Dans ces deux cas, les ventes se situaient déjà au-dessus de leur sommet d’avant la crise. Dans l’ensemble, les ventes au détail dépassent de 3,7 % le précédent sommet atteint en janvier dernier, ce qui est tout de même étonnant étant donné le niveau actuel de la confiance des ménages.

La production industrielle a fait le chemin inverse des ventes au détail en septembre avec un premier recul depuis le mois d’avril. Une bonne partie de la baisse est venue d’une diminution de la demande d’énergie liée à la climatisation. La contraction de la production manufacturière est cependant plus inquiétante alors qu’elle demeure 6,4 % sous le niveau de février. L’assemblage d’automobiles a diminué pour un deuxième mois consécutif. D’autres secteurs ont mieux performé en septembre, dont la métallurgie (+1,7 %) et le secteur aéronautique (+4,6 %).

Implications

Le rebond de la consommation au troisième trimestre sera considérable si l’on se fie aux ventes au détail. Le faible niveau de confiance suggère cependant que cette vigueur n’est peut‑être pas durable. De son côté, la production industrielle signale que les entreprises ont plus de retard et que la remontée de l’investissement sera plus ardue.

Rédigé par Francis Généreux, économiste principal chez Desjardins, le 16/10/2020 | Lu 126 fois modifié le 16/10/2020 - 18:02

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