Conjoncture



États-Unis : les demandes d’assurance-chômage atteignent des niveaux jamais vus auparavant !


Il y a eu 3 283 000 nouvelles demandes d’assurance-chômage aux États-Unis lors de la semaine se terminant le 21 mars. Ces demandes font suite à des niveaux de 282 000 et de 211 000 lors des deux semaines précéde


Le bond des nouvelles demandes d’assurance-chômage est plus fort que ce à quoi s’attendait la plupart des prévisionnistes. En se basant sur les annonces de certains États, ceux-ci avaient largement revu à la hausse leur attente pour le niveau des nouvelles demandes; ce matin, le consensus se situait à 1 640 000.
Le résultat est donc deux fois plus grand que les attentes déjà historiquement élevées.
C’est évidemment le nombre de demandes le plus élevé jamais répertorié. Le sommet précédent, enregistré au début d’octobre 1982, était de 695 000. Pendant la crise économique de 2008-2009, le sommet était de 665 000 (atteint en mars 2009). Après le 11 septembre 2001, le niveau avait bondi à 517 000 nouvelles demandes. 

Il est donc clair que le marché américain du travail est durement affecté par la crise du coronavirus. Il faut maintenant s’attendre à ce que la série de 113 mois consécutifs de création d’emplois qui a débuté en octobre 2010 prenne maintenant fin. Elle aura permis un total de 22 187 000 embauches nettes. Quel sera l’ampleur de la baisse de l’emploi ? Pour le mois de mars (dont les résultats seront connus le vendredi 3 avril), le recul devrait être relativement modeste. C’est que le récent bond des demandes s’est produit après la semaine où a eu lieu l’enquête nationale sur l’emploi effectuée par le Bureau of Labor Statistics. Le gros des mises à pied représentées par les demandes d’assurance-chômage devrait davantage se manifester dans les chiffres officiels d’avril, qui seront publiés au début de mai. On peut à ce moment s’attendre à quelques millions de pertes d’emplois. Toutefois, ces pertes devraient généralement se montrer temporaires.

Le bond des demandes d’assurance-chômage représente bien le caractère subit et atypique de la crise de la COVID-19. Les mesures sanitaires et de confinement, volontaires ou imposées, ont un réel effet sur l’activité économique et sur l’emploi.

Rédigé par Francis Généreux, économiste principal chez Desjardins, le 26/03/2020 | Lu 357 fois modifié le 26/03/2020 - 18:58

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