Conjoncture

États-Unis : le rythme des embauches ralentit davantage



L’enquête auprès des entreprises indique qu’il y a eu 245 000 embauches nettes en novembre, après des gains de 610 000 en octobre et de 711 000 en septembre.


Le taux de participation des Américains au marché du travail demeure très bas.
Le taux de participation des Américains au marché du travail demeure très bas.
La reprise du marché du travail se poursuit, mais les gains s’affaiblissent de mois en mois, et ce, même si le manque à gagner par rapport à l’avant-pandémie demeure très important. Il faudrait qu’il se crée 9 834 000 emplois pour rejoindre le sommet de février. Le niveau d’octobre de l’emploi se situe à 93,5 % de celui de février. Les gains effectués depuis mai ont permis de récupérer un peu plus de la moitié (55,6 %) des pertes de mars et d’avril.

La faiblesse relative de la création d’emplois en novembre semble une conséquence directe de la remontée des cas de COVID-19 et des nouvelles mesures sanitaires restrictives imposées par certains États et localités, en plus de la prudence volontaire des consommateurs.
Pour la première fois depuis avril, le nombre d’emplois est en baisse dans la restauration et dans les commerces de détail. Le ralentissement des embauches est cependant assez généralisé ;
seulement 58,7 % des 258 secteurs répertoriés ont enregistré une croissance de l’emploi en novembre, comparativement à 70,7 % en octobre et 71,5 % en septembre. La baisse au sein des administrations publiques provient une nouvelle fois de l’achèvement du recensement décennal, ce qui a entraîné la perte de 93 000 emplois.

Du côté de l’enquête auprès des ménages, on peut être déçu de la nouvelle baisse du taux de participation, qui tarde à s’approcher de son niveau d’avant la pandémie. Une hausse éventuelle de la participation, y compris un retour des chômeurs découragés (il y en avait 7 100 000 en novembre), pourrait tôt ou tard amener une pression à la hausse sur le taux de chômage.

Implications

Le marché du travail continue de s’améliorer, mais la nouvelle vague de la pandémie est une contrainte à la reprise. L’économie reste fragile et le soutien de la Réserve fédérale et du gouvernement fédéral demeure nécessaire.

Rédigé par Francis Généreux, économiste principal chez Desjardins, le 04/12/2020 modifié le 04/12/2020 - 17:10


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