Conjoncture

États-Unis : la hausse des prix se calme un peu



L’indice des prix à la consommation (IPC) a augmenté de 0,3 % en août, après des hausses de 0,5 % en juillet et de 0,9 % en juin.


Les  variations sur 1 an  et sur 3 mois  des prix à  la consommation demeurent  élevées,  mais la  tendance  haussière  s’est  inversée
Les variations sur 1 an et sur 3 mois des prix à la consommation demeurent élevées, mais la tendance haussière s’est inversée
Il  est  vraiment  trop  tôt  pour  affirmer  que  la  forte  poussée  de l’inflation  américaine  entamée  à  la  fin  de  l’hiver  dernier  s’achève. Les deux derniers mois montrent toutefois une certaine accalmie. Le gain mensuel de 0,3 % de l’IPC  total est le plus modeste depuis janvier et celui de 0,1 % de l’IPC  de  base, le plus bas depuis février.
Certes, les variations annuelles de ces deux indices demeurent très élevées et bien au‑dessus de la barre de 2 % traditionnellement ciblée par la Réserve  fédérale  (Fed), mais les variations  trimestrielles  nous  montrent  que  la  tendance  haussière s’est  renversée.
Plusieurs  des  composantes  qui  ont  contribué  à  l’accélération  de l’inflation  au  printemps  affichent  maintenant  des  croissances  plus modestes.  C’est  notamment  le  cas  du  secteur  automobile,  qui  a été  l’une  des  principales  sources  d’inflation  entre  avril  et  juin.  Des baisses de 1,5 % du prix des autos usagées, de 8,5 % des frais de location de véhicules et de 2,8 % des assurances automobile ont amené une première contribution négative du secteur automobile  à  la  variation  de  l’IPC  depuis  janvier.  D’autres  secteurs dont les pressions sur les prix étaient liées à la réouverture de l’économie ont progressé moins rapidement en août, notamment les tarifs aériens (‑9,1 %) et l’hôtellerie (‑3,3 %). Ces accalmies pourraient  bien  être  un  effet  de  la  propagation  du  variant Delta aux  États‑Unis.

L’évolution  de  l’IPC  suggère  que  le  pire  de  la  poussée  inflationniste  est  déjà  du  passé.  Les  risques  liés  à  l’inflation  demeurent toutefois  élevés,  ce  qui  devrait  inciter  la  Fed  à  commencer  à restreindre  sa  politique  quantitative  d’ici  la  fin  de  l’année.

Rédigé par Francis Généreux, économiste principal chez Desjardins, le 14/09/2021 modifié le 14/09/2021 - 17:19


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