Conjoncture

États-Unis : la création d’emplois s’est accélérée en mai, mais elle reste décevante



L’enquête auprès des entreprises indique qu’il y a eu 559 000 embauches nettes en mai, après des gains de 278 000 emplois en avril (révisés de 266 000) et de 785 000 en mars (révisés de 770 000).Le taux de chômage est passé de 6,1 % en avril à 5,8 % en mai. C’est le plus bas taux depuis le début de la pandémie.


Après la forte déception du mois d’avril, où seulement 278 000 emplois ont été créés, l’accélération des embauches peut être considérée comme une bonne nouvelle. Toutefois, dans un contexte où plusieurs États ont procédé à des assouplissements majeurs des politiques sanitaires, le gain de 559 000 emplois nous laisse sur notre faim. D’ailleurs, le résultat de mai se situe, encore une fois, sous les attentes du consensus, qui s’élevaient à 650 000. Il faut aussi rappeler que le manque à gagner pour rejoindre les niveaux d’emploi prépandémie demeure énorme, soit 7 629 000 travailleurs. Seulement, 65,9 % des emplois perdus en mars et en avril 2020 ont depuis été récupérés.
À la lumière des chiffres publiés aujourd’hui et aussi des indices ISM ou du Livre beige de la Réserve fédérale (Fed), il semble qu’il y ait présentement une inéquation entre les nombreuses offres d’emplois et la disponibilité des travailleurs.
En mai, 2 500 000 personnes se disaient toujours empêchées de chercher du travail à cause de la pandémie. La poursuite de la vaccination, le retour à la normale du milieu scolaire et l’atténuation des mesures gouvernementales de soutien devraient tôt ou tard permettre de s’approcher d’un équilibre qui amènera une croissance plus vive du marché du travail.

Implications

La croissance de l’emploi a été meilleure en mai qu’en avril, mais elle demeure sous les attentes. L’important manque à gagner du marché du travail par rapport à la situation prépandémie demeure le principal argument de la Fed dans sa décision d’attendre avant de commencer à normaliser sa politique monétaire, et ce, malgré les pressions inflationnistes de plus en plus apparentes.

Rédigé par Francis Généreux, économiste principal chez Desjardins, le 04/06/2021 modifié le 04/06/2021 - 16:34


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