Conjoncture


États-Unis : la création d’emplois retourne à sa moyenne des dernières années

L’enquête auprès des entreprises publiée hier indique qu’il y a eu 196 000 nouveaux emplois en mars après un faible gain de 33 000 (révisé de 20 000) en février.


La contre-performance de la création d’emplois en février n’était finalement pas le début d’une mauvaise séquence. Avec 196 000 embauches en mars, la création d’emplois revient tout près de la moyenne obtenue entre 2016 et 2018 (198 000). Toutefois, avec une moyenne de 180 000, les résultats obtenus jusqu’à maintenant en 2019 représentent une modeste accalmie par rapport à la tendance de la seconde moitié de 2018 (211 000). Cette baisse de cadence est cependant loin d’être inquiétante.

Les secteurs qui avaient affiché une faiblesse en février ont pour la plupart rebondi. Cela est surtout remarquable du côté de la construction, de l’éducation et de la santé ainsi que de la restauration. Certaines poches de faiblesse subsistent cependant. Les détaillants ont ainsi fait 31 900 mises à pied nettes en deux mois. On remarque aussi que les services d’emplois temporaires ont perdu 5 400 emplois, une deuxième baisse en trois mois. Une faiblesse dans ce secteur est traditionnellement perçue comme un signe avant-coureur d’une accalmie du marché du travail. Finalement et pour la première fois depuis juillet 2017, l’emploi a diminué dans le secteur manufacturier américain. Le gros de la perte est cependant venu du secteur de l’automobile, où les ventes ont diminué en janvier et en février (pour ensuite rebondir en mars).

Implications

La bonne performance du marché du travail en mars écarte les inquiétudes amenées par le mauvais résultat de février. Ce ne sera toutefois pas assez pour changer la position actuelle de la Réserve fédérale, qui ne signale plus de hausse de taux directeurs en 2019.

Rédigé par Francis Généreux, économiste principal chez Desjardins, le 06/04/2019 | Lu 235 fois

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