Conjoncture

États-Unis : l’énergie et les effets de base font grimper l’inflation



L’indice des prix à la consommation (IPC) a augmenté de 0,6 % en mars, après une hausse de 0,4 % en février. C’est la plus forte hausse depuis juin 2009.


Une accélération de la variation annuelle de l’IPC total était largement prévue. Une telle hausse était inévitable en raison des effets de base qui excluent maintenant du calcul les baisses de prix du début de la pandémie. Ainsi, jumelé à la hausse récente des prix de l’essence, cet effet met de côté la baisse de 0,3 % de l’IPC subie en mars 2020 et intègre le gain de 0,6 % de mars 2021.
L’effet de base devrait être encore plus important en avril (l’IPC a chuté de 0,7 % en avril 2020) et l’inflation devrait bientôt dépasser la barre des 3 %.
En dehors des effets de base et de la hausse des prix de l’énergie, on observe encore peu de pressions haussières immédiates sur les prix à la consommation. Les prix des biens excluant les aliments et l’énergie n’ont augmenté que de 0,1 % en mars, après une baisse de 0,2 % en février. La hausse de 0,4 % des prix des services vient surtout des services de transport (+1,8 % en mars), qui demeurent en baisse de 1,6 % par rapport à l’an dernier.

Implications

Les comparaisons avec l’an dernier font que l’inflation se montrera élevée au cours des prochains mois. Cet effet devrait être temporaire, mais il faudra surveiller si les pressions plus récentes, provenant notamment des coûts de production, conjuguées à une accélération prévue de l’économie et des embauches provoqueront une hausse durable des prix à la consommation.

Rédigé par Francis Généreux, économiste principal chez Desjardins, le 13/04/2021 modifié le 13/04/2021 - 17:14


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