Conjoncture


États-Unis : forte hausse des ventes au détail, mais la production industrielle recule


Les ventes au détail ont enregistré en juillet une croissance plus forte que ce qui était anticipé alors que la prévision consensuelle s’établissait à 0,3 %. Le gain de 0,9 % des ventes excluant les autos et l’essence est particulièrement encourageant. Certaines des bonnes croissances observées en juillet font suite à des performances bien plus modestes en juin. C’est notamment le cas des produits électroniques, des vêtements et, surtout, des grands magasins, qui ont enregistré leur meilleure croissance depuis octobre 2018. La restauration et les achats en ligne ont, de leur côté, poursuivi leur forte tendance des derniers mois. Tous ces éléments sont de bon augure pour la croissance de la consommation réelle au troisième trimestre.

L’évolution de la production industrielle est moins encourageante. La baisse subie en juillet représente la quatrième baisse mensuelle cette année. La situation est encore pire pour le secteur manufacturier, qui n’a pas pu profiter en juillet de l’impulsion procurée par les fortes hausses de la production automobile enregistrées en mai et en juin. Depuis le sommet de décembre dernier, la production industrielle a diminué de 1,2 %, tandis que la fabrication a chuté de 1,6 %.
Il semble que la guerre commerciale, la baisse de cadence des échanges commerciaux et le ralentissement de l’économie mondiale font mal à l’industrie américaine.
Toutefois, le bond de la production d’énergie en juillet (jumelé à la hausse de 1,1 % des dépenses en restauration provenant des ventes au détail) devrait se refléter dans une assez bonne croissance de la consommation réelle de services.

Implications

Le consommateur américain tient bon. Portée par un marché du travail qui demeure serré, la confiance reste forte malgré les aléas des marchés financiers, et cela se reflète sur les dépenses des ménages. Le secteur industriel est toutefois plus à risque et les taux d’utilisation des capacités sont étonnamment à la baisse pour ce stade-ci du cycle économique. Cela pourrait inciter la Réserve fédérale à ajuster encore à la baisse ses taux directeurs.

Rédigé par Francis Généreux, économiste principal chez Desjardins, le 15/08/2019 | Lu 422 fois

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