Conjoncture



Chute record du PIB réel en zone euro au premier trimestre


Le PIB réel de la zone euro a chuté de 14,4 % à rythme annualisé au premier trimestre de 2020 selon la version initiale des comptes nationaux. C’est le pire recul depuis que cette donnée a commencé à être publiée en 1995. Cette première version ne contient pas de détails selon les composantes du PIB ni pour les résultats de chacun des pays de la zone.


La pire décroissance du PIB réel en zone euro
La pire décroissance du PIB réel en zone euro
Après la Chine qui a subi une baisse annualisée de 33,8 % de son PIB réel au premier trimestre et les États-Unis qui ont affiché une décroissance de 4,8 %, c’est au tour de la zone euro de montrer ses premiers dégâts économiques issus de la pandémie de COVID-19. La divergence entre les résultats chinois, eurolandais et américains reflète surtout le début, l’étendue et la durée des mesures sanitaires et de confinement au cours du premier trimestre.
La baisse du PIB réel que l’on peut observer en zone euro est un peu plus profonde que ce qui était estimé par le consensus. Il nous manque encore beaucoup de détails, mais on sent que la situation a été pire qu’attendu en France et en Espagne et un peu moins grave qu’appréhendé en Italie.
En se fiant aux données françaises et espagnoles, on remarque que la crise et les mesures pour y répondre ont touché à la fois la consommation et l’investissement. Le secteur extérieur a aussi été grandement affecté; la France affiche une contraction de 23,6 % de ses exportations et de 21,5 % de ses importations. Tous ces facteurs négatifs ont aussi probablement grandement miné le PIB réel de l’ensemble de la zone euro et risquent de provoquer de nouvelles ponctions importantes au deuxième trimestre.

La chute du PIB réel de la zone euro représente bien l’ampleur du défi économique auquel sont présentement confrontés la plupart des pays de la planète. On peut d’ailleurs prévoir que la débâcle des PIB réels sera tout aussi sévère au second trimestre, mais une reprise devrait graduellement se manifester par la suite.

Rédigé par Francis Généreux, économiste principal chez Desjardins, le 30/04/2020 | Lu 473 fois modifié le 30/04/2020 - 16:42

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