Blog de Bertrand Richard


CAC 40 : Parfait attentisme


Le CAC 40 a donc subi un violent décrochage. Le petit couloir de transaction dont les bornes inférieures et supérieures se situaient respectivement à 4350 et 4400 points n’est plus. La sortie par le haut, vendredi dernier sur la base d’excellents chiffres de l’emploi américain, fut ainsi très éphémère et rapidement remplacée par une vraie panique liée à la situation de la Grèce. Le sort de ce pays est de nouveau en danger avec un front anti-austérité qui menace les grands équilibres européens. Les inquiétudes renaissent alors que la « tragédie » grecque semblait appartenir au passé. En réalité, la Grèce apparaît comme une petite partie immergée d’un grand iceberg. En effet, bien d’autres prétextes étaient à portée de main des vendeurs à l’instar de la chute des cours du pétrole, du ralentissement de l’économie chinoise, de la récession confirmée Japon ou encore de la désespérante situation européenne. Il en résulte graphiquement une grande bougie noire avec un gap d’éjection baissière qui menace le support intermédiaire des 4250 points.

Aux États-Unis, la placidité est de mise avec une consolidation pratiquement symbolique. La chute des cours du pétrole inquiète mais surtout les opérateurs craignent avec les bons chiffres de l’emploi un relèvement des taux directeurs de la Fed plutôt que prévu. Le recul des indices n’a rien à voir avec ceux de ses homologues européens. L’économie américaine apparaît à ce point isolée face aux difficultés rencontrées par les autres continents que ses marchés ne sont plus la référence absolue en termes boursiers. Autrement dit, l’influence de la tendance américaine n’est plus aussi prégnante pour les autres marchés.

Le CAC 40 devrait pouvoir se reprendre un peu mais la méfiance s’est installée et les vendeurs vont guetter l’instant idéal pour reprendre du service. Seule une remontée au-dessus des 4350 points et un affaissement de la volatilité pourraient les en dissuader. La trêve des confiseurs est un peu loin et la bagarre peut encore faire rage surtout si les cours du pétrole ne veulent pas se stabiliser.
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Rédigé par Bertrand Richard le 10/12/2014 | Lu 35 fois

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