Blog de Bertrand Richard


CAC 40 : Gap comblé


Hier, nous évoquions l’existence de deux gaps, l’un situé à proximité des plus hauts de l’année dernière et l’autre dans la région des 4110 points. La nouvelle année débute réellement avec une séance de panique qui a eu au moins le mérite technique de permettre un comblement de l’un des deux gap précités. Avant de procéder à la mise en place d’une stratégie d’allocation d’actifs pour l’année, les gérants ont fait place nette dans leur portefeuille. La chute des cours du pétrole nécessite de se couvrir et ainsi de retrouver des liquidités. Par ailleurs, de nombreux événements à venir pour le mois de janvier incitent à une faible exposition. En effet, les élections en Grèce peuvent déboucher sur une crise majeure en Europe. Une exclusion de la Grèce sonnerait le glas de la solidarité européenne et par la même laminerait les fondements de la construction européenne. Une exclusion pourrait donc en cacher d’autres, un cauchemar absolu. L’Allemagne s’engage dans un bras-de-fer aux incalculables conséquences en tenant des propos alarmants. Le CAC 40 est ainsi revenu au point près sur le support des 4110 points. La solidité de celui-ci est par ailleurs en cause et sa violation induirait un retour sur les plus bas d’octobre.

Aux États-Unis, l’idée d’une valorisation trop élevée des marchés américains à quelques jours de l’ouverture de la saison des résultats commence à faire consensus. Par ailleurs, l’Europe inquiète désormais vraiment ce qui n’incite plus un optimisme béat. La chute des marchés américains n’est pas comparable à celle subie par les marchés européens mais elle a mis en exergue un retour en force des vendeurs. Le Dow Jones s’est raclé la gorge mais les autres marchés étaient déjà malades !

Le CAC 40 a donc pour délicate mission de préserver le support des 4110 points. La volatilité va rester à un niveau élevé avec des vendeurs qui refuseront de rester à la manœuvre qu’à la condition que les cours du brut veulent bien se stabiliser, une hypothèse encore marginale. Le couteau est tombé d’une étagère à l’autre et il n’est pas dit qu’il ne va pas poursuivre sa chute. On le surveille et on n’y touche pas.

Rédigé par Bertrand Richard le 06/01/2015 | Lu 66 fois

Envoyer Envoyer    Imprimer Imprimer          Partager Partager



Mentions légales