Conjoncture


Brexit : travail de nuit


L’accord et la sortie sans accord ont été refusés par le parlement. Les parlementaires devraient donc voter pour un délai aujourd’hui. Mais qu’en faire ? Tout d’abord il faudra convaincre l’Europe de l’accepter. Sur ce point, la position européenne est ferme, l’accord négocié est le seul possible. Une renégociation pour un accord plus souple, à la norvégienne, semble désormais loin. L’option la plus citée est celle d’un nouveau referendum ou la question même du Brexit serait posée. L’Europe verrait probablement d’un bon œil le choix entre deux options, l’accord actuel ou un Bremain. Mais ceci sera largement débattu au Royaume-Uni.

La séquence pourrait alors être la suivante. D’abord un référendum, puis, si les britanniques restent avec nous, ce qui est loin d’être certain, des élections européennes. Et si une motion de censure était votée à l’encontre de Theresa May, de possibles élections parlementaires. Beaucoup en peu de temps. Les politiques britanniques ne vont guère dormir. Et les marchés risquent d’être volatiles.

Autre scénario, Theresa May pourrait représenter son accord une dernière fois au parlement, mettant les parlementaires en face d’un choix difficile : voter un accord qui leur déplait ou prendre la responsabilité d’une sortie sans accord. Mais encore faut-il qu’elle ne soit pas victime d’une motion de censure.

Rédigé par Frédéric Rollin, conseiller en stratégie d'investissement chez Pictet AM, le 14/03/2019 | Lu 374 fois

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