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Analyse technique


Temps volatils Analyse technique du CAC 40. Jeudi 1 Septembre 2011 à 07:00

La volatilité est une donnée incontournable pour tout investisseur particulièrement pour celui qui s’intéresse aux produits dérivés. Nous voudrions nous focaliser plus spécialement sur les warrants, famille qui se subdivise avec d’une part les warrants dits vanille et d’autre part les Turbos. Chacun de ces produits dérivés est hautement concerné par la volatilité et la période récente voire actuelle a forcément donné du souci mais aussi du bonheur à ceux qui détiennent ces produits parfois bien difficiles à manier.


Graphe 1
Graphe 1
Pour pouvoir se forger une opinion sur la force ou la faiblesse de la volatilité, on établit simplement un historique sur des périodes choisies. Ainsi, la volatilité du CAC est mesuré tous les jours par le VCAC. Voir Graphe 1. Les opérateurs vont chercher à reconnaître des périodes anormales, les « pics de volatilité » dont ils se serviront pour tenter d’augmenter leurs gains à l’aide des produits dérivés ou au contraire dresser le constat de périodes de faible volatilité dont ils chercheront toujours avec des produits dérivés à tirer profit. Le calcul de la « normalité » passe généralement par l’établissement d’une moyenne mobile entourée d’une mesure phare des statisticiens l’écart type. Monsieur Bollinger a mis au point cet indicateur devenu très célèbre et dénommé bandes de bollinger. Les bandes sont serrées, la volatilité est faible. Les bandes s’écartent et la volatilité s’accroît. Le principal enseignement provient du fait que généralement une période de très faible volatilité masque la survenance d’un fort décalage des prix autrement dit de la venue d’une forte volatilité. Voir graphe 2.

Temps volatils
Tout ceci étant précisé ou rappelé, une règle simple veut que l’on se serve des Turbos en période de faible volatilité et des warrants « vanille » pour les périodes de haute volatilité. Le Turbo est à quelques nuances près insensible à la volatilité et son prix dépend uniquement de la variation de celui du sous-jacent auquel il est rallié. Ainsi, peu importe en théorie que le sous-jacent soit ou non volatil. Le warrant, en revanche, se « nourrit » de la volatilité puisque son prix établi par l’émetteur est composé pour une part importante de volatilité. Quelque part, avec un warrant on achète de la volatilité, celle là même que l’émetteur fixe selon ses critères. D’une volatilité historique, ce dernier « déduit » une volatilité future dite implicite.

Fort encore de ces derniers développements, l’investisseur en conclura qu’actuellement, il faut privilégier les warrants (puisque très forte volatilité) et ne revenir aux Turbos que lorsque le calme et la sérénité seront revenus. Le cliché est dangereux car l’acquisition d’un warrant dans de bonnes conditions doit être réalisée avant la « tempête ». En effet, son prix est faible car la volatilité est faible. L’acquérir au « cœur de la tempête » revient à s’exposer à une déconvenue celle d’une baisse du prix avec le retour au calme. Il ne faut donc pas exclure trop vite le Turbo en période de forte volatilité. Certes, les risques sont accrus puisque des barres désactivantes trop proches des cours ont de fortes chances d’être touchées mais son insensibilité aux caprices de la volatilité lui permet d’accompagner de forts mouvements avec un effet de levier souvent considérable. La théorie veut donc que l’on repère des périodes de basse volatilité en gardant à l’esprit que le calme précède la tempête. C’est à ce moment précis qu’il faut « acheter » de la volatilité avec un warrant pour revendre ce dernier sur un pic « anormal », soit au-delà d’un écart type (sortie de la bande de Bollinger). Ainsi, lorsque la volatilité est élevée et contrairement aux apparences, il vaut mieux acquérir un Turbo qu’un warrant mais avec une attention aiguisée sur le seuil désactivant. Celui-ci doit être très éloigné des cours de sorte à minimiser le risque d’être touché. L’effet de levier sera moindre mais cet inconvénient sera compensé par la forte progression du sous-jacent. Tout l’art demeure, ne pas se tromper de sens…volatilité ou…pas.