Conjoncture

Aux États-Unis, l’inflation se stabilise



L’indice américain des prix à la consommation (IPC) a augmenté de 0,4 % en septembre, après des hausses de 0,3 % en août et de 0,5 % en juillet.


L’inflation  demeure élevée,  mais  les  variations  sur  3  mois  des prix  à la  consommation  ont  beaucoup  ralenti.
L’inflation demeure élevée, mais les variations sur 3 mois des prix à la consommation ont beaucoup ralenti.
Les données de septembre de l’IPC sont un nouveau signe que la très forte poussée inflationniste qui s’est mise en branle l’hiver dernier est en train de s’essouffler.
Certes, les récentes croissances mensuelles de l’IPC total ainsi que la variation annuelle de 5,4 % restent inquiétantes et d’autres facteurs pourraient contribuer à les garder élevées au cours des prochains trimestres, notamment les pressions salariales, les prix des aliments ainsi que les coûts des matières premières, y compris l’énergie.
Toutefois, ce n’est déjà plus la même accélération. Rappelons que de janvier 2021 à juin dernier, l’inflation totale a pratiquement quadruplé pour passer de 1,6 % à 5,4 %. Un plateau semble depuis être atteint. L’effet sur les variations sur 3 mois (à rythme annualisé) est encore plus probant. Ce taux de croissance a été coupé de moitié pour l’indice total entre juin (9,7 %) et septembre (4,7%) et ne représente que le quart (de  10,6 % en juin à 2,7 % en septembre) pour l’indice de base.

Cette décélération provient d’un apaisement des composantes qui avaient beaucoup tiré les indices de prix vers le haut au cours de l’hiver et du printemps. On pense surtout au secteur automobile qui ajoutait chaque mois 0,4 point de pourcentage à la variation mensuelle de l’IPC total. Cette contribution est maintenant devenue nulle alors que les prix des véhicules usagés ont diminué de 2,2 % et que les tarifs de location d’autos ont chuté de 18,8 % depuis deux mois. On remarque aussi que les tarifs aériens ont reculé de 18,3 % depuis deux mois.

Cela dit, malgré la diminution de certaines pressions, l’inflation devrait demeurer élevée au cours des prochains mois. Les effets de comparaison avec l’an dernier (y compris pour les prix de l’essence qui sont appuyés par une nouvelle poussée des prix du pétrole) devraient soutenir la variation annuelle de l’IPC total aux  alentours de 5 % d’ici le printemps prochain. L’inflation de base devrait demeurer aux alentours de 4 %.

Implications

Le pire de la poussée de l’IPC est passé, mais l’inflation devrait demeurer élevée à court terme. Cela devrait convaincre la Réserve fédérale à aller de l’avant avec une première baisse de ses achats de titres d’ici la fin de l’année, et ce, malgré les résultats  relativement  décevants  du  marché  du  travail.

Rédigé par Francis Généreux, économiste principal chez Desjardins, le 13/10/2021 modifié le 13/10/2021 - 21:53


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