Analyse technique


3 questions à John Bollinger

John Bollinger, analyste des marchés financiers, possède les titres de « Chartered Market Technician » (CMT) et de « Chartered Financial Analyst ». Il doit sa célébrité, à l'invention de l'enveloppe graphique qui porte son nom, les bandes de Bollinger, largement utilisées dans la communauté financière des analystes techniques.


John Bollinger, invité du 21st Century Business Herald, en Chine
John Bollinger, invité du 21st Century Business Herald, en Chine
Pour bien interpréter un graphique, il est toujours recommandé d'utiliser une combinaison d'outils techniques. Lesquels utilisez-vous en complément des enveloppes qui portent votre nom ?
John Bollinger : Les volumes, avant tout. La raison en est très simple : c'est la seule variable indépendante importante qui n'apparaît pas dans le graphe et les outils dérivés des données utilisées pour le construire : cours d'ouverture et de clôture, plus haut et plus bas de la séance.
Par ailleurs, sur le graphe en lui-même, je dessine toutes les droites de tendance possibles, comme la grande majorité des analystes graphiques. En fait, j'aime voir ce que la plupart des autres intervenants du marché voient aussi. J'aime savoir quels sont les niveaux graphiques, et donc psychologiques, sur lesquels les investisseurs se focalisent. Mais je ne m'attends pas vraiment à trouver des signaux fabuleux de cette manière. Toujours pour les mêmes raisons, je jette aussi un œil sur les outils classiques que sont le MACD, le RSI et les moyennes mobiles de long terme classiques, à 10, 50 et 200 jours. Il ne faut pas rechercher des outils moins populaires puisque le but est justement de voir ce que la plupart des investisseurs voient aussi.
Vous savez, les techniciens de marché comme moi sont avant tout des psychologues. Nous nous concentrons sur la psychologie des investisseurs, en essayant de savoir ce qu'ils ressentent, afin d'anticiper leurs actions à venir. Mon travail est d'essayer de déterminer la psychologie sous-jacente d'un marché.
 
Êtes-vous partisan des systèmes automatiques de trading ou pensez-vous que la décision doit toujours revenir in fine à l'investisseur ?
John Bollinger : Je pense qu'il doit toujours y avoir une décision humaine au final. Ceci dit, les systèmes de trading sont d'une grande utilité car ils alertent l'investisseur et lui permettent de dégager une partie de l'émotivité liée à toute décision d'investissement.
 
Conseilleriez-vous à l'investisseur actif particulier de se lancer dans du trading au jour-le-jour (intraday), sur plusieurs jours ou plusieurs semaines ?
John Bollinger : Pour le petit investisseur qui vient de se lancer, je conseille franchement de pratiquer du swing trading  classique, c'est-à-dire sur plusieurs jours, plusieurs semaines, voire plusieurs mois. C'est plus facile, moins sophistiqué et moins contraignant. Ainsi, il pourra apprendre d'abord sur son propre comportement, ce qui est très important. Ensuite, il peut envisager de se lancer dans la discipline qui lui convient le mieux.
J'ai toujours pensé que chaque individu doit trouver la discipline qui convient le mieux à ses aptitudes naturelles. Pour l'un, ce sera du trading à très court terme, pour un autre ce sera du trading à moyen terme, etc.

Rédigé par Roger Sartet / BourseTrading.info le 30/04/2011 | Lu 1289 fois

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