Conjoncture


Zone euro : légère accélération du PIB réel au quatrième trimestre

Le PIB réel de la zone euro a augmenté de 0,5 % (non annualisé) au quatrième trimestre de 2016 selon la première estimation des comptes nationaux.


L’automne dernier, la croissance du PIB réel de la zone euro s’est montrée un peu plus forte qu’attendu, car la prévision consensuelle tablait sur une progression de 0,4 %. Jumelé à la révision haussière du chiffre précédent, ce gain a amené la variation annuelle pour 2016 à un rythme un peu plus rapide que le 1,6 % prévu. 
La version préliminaire des comptes nationaux publiée aujourd’hui ne fournit pas de détail sur la croissance des composantes du PIB, ni sur l’évolution de l’économie selon les pays membres de la zone euro. Nous savons cependant que l’économie s’est également accélérée en France au cours du quatrième trimestre avec un gain annualisé du PIB réel de 1,7 % après une hausse plus modeste de 0,8 % à l’été.

La légère accélération du PIB réel de la zone euro au cours des derniers mois de 2016 reflète une amélioration de plusieurs autres indicateurs, notamment du côté de la confiance des ménages et des entreprises. On note aussi une baisse assez constante du taux de chômage. Les données publiées aujourd’hui font état d’un taux de 9,6 % en décembre 2016, alors qu’il se situait à 10,5 % il y a un an. Si la hausse de la confiance et l’amélioration du marché du travail se poursuivent, on peut s’attendre à ce que l’économie européenne continue de connaître une croissance un peu plus vigoureuse.

La croissance plus soutenue de l’économie de la zone euro est une bonne nouvelle. Jumelée à une progression plus rapide de l’inflation (maintenant à 1,8 % pour le total, mais stable à 0,9 % pour l’indice de base), elle pourrait inciter la Banque centrale européenne à s’en tenir aux mesures accommodantes déjà annoncées. Toutefois, plusieurs éléments d’incertitude se dressent à l’horizon pour l’économie européenne au cours des prochains trimestres, dont des élections aux Pays-Bas, en France et en Allemagne ainsi que le début des négociations liées au Brexit.

Rédigé par Francis Généreux, Économiste principal chez Desjardins, le 31/01/2017 | Lu 282 fois

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