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Warren Buffett, un investisseur à l’image de son style de vie


La maison de Warren Buffet dans laquelle il vit depuis 1958
La maison de Warren Buffet dans laquelle il vit depuis 1958
Warren Buffett débute sa carrière en 1950 sous la houlette de Benjamin Graham avec qui il travaille jusqu’en 1956. Il se lance ensuite seul, investit ses propres deniers et propose à ses premiers clients de gérer leurs investissements en prenant 25% des plus-values qui excèdent le seuil de 4% de rentabilité. Son objectif : dépasser de 10 points les performances du Dow Jones. En fait sur la période 1957-1969, ses performances dépasseront de plus de 7 points celles de l’indice américain. Autrement dit, en investissant 10.000$ en 1957 sur le Dow Jones, vous auriez obtenu 15.260 en 1969, en confiant la même somme à Buffett, vous auriez obtenu dix fois plus.
En 1962, il investit dans ce qu’il reconnaîtra plus tard comme ayant été sa plus grosse erreur : une entreprise textile – Berkshire Hathaway installée dans le nord-est des États-Unis. Travailleur, rigoureux et obstiné, il continue sur sa lancé, et multiplie les acquisitions et prises de participations dans des secteurs dont il comprend l’activité, dans des entreprises saines et dotées d’une équipe dirigeante qu’il apprécie. 
« Le rapport qu’il entretient à l’argent est tout à fait particulier. Peut-on dire qu’il est radin, peut-être. En tous cas, on raconte qu’il ne lui viendrait pas à l’idée de donner à ses 3 enfants une somme supérieure à celle qu’il peut déduire de ses impôts.   »
Buffett n’est pas un collectionneur de châteaux, de voitures ou d’œuvres d’art. Il dédaigne les entreprises qui jettent l’argent par les fenêtres ou vivent au-dessus de leurs moyens. Il y a moins de 20 personnes au siège de Berkshire. Il déteste le changement, c’est un homme d’habitude, un homme honnête et fidèle. C’est sans doute ce qui l’a conduit à tenir Berkshire à bout de bras alors que l’industrie textile était en perte de vitesse pour finalement se résoudre à fermer la société en 1985. Cette loyauté se reflète aussi dans la relation qui le lie à son associé de toujours, Charlie Munger, mais aussi avec sa femme Susan. Pourtant, après 25 ans de mariage, Buffett s’éprend d’Astrid Menks, une serveuse de café. Il se marie avec elle en 2006, deux ans après le décès de son épouse légitime. C’était pourtant son épouse Susan qui l’accompagnait en représentation, qui possédait des participations dans Berkshire Hathaway et qui était son héritière. C’est enfin un actionnaire loyal qui investit pour conserver longtemps les titres.
Le rapport qu’il entretient à l’argent est tout à fait particulier. Peut-on dire qu’il est radin, peut-être. En tous cas, on raconte qu’il ne lui viendrait pas à l’idée de donner à ses 3 enfants une somme supérieure à celle qu’il peut déduire de ses impôts. Et, s’il leur avance un peu d’argent c’est en contrepartie de la signature d’une reconnaissance de dettes. À sa mort, il veut leur laisser un « héritage suffisant pour qu’ils puissent tout faire, mais insuffisant pour qu’ils n’aient pas rien à faire. »
Une seule certitude, ce sera le plus grand philanthrope de tous les temps puisqu’il a prévu par testament de léguer sa fortune, majoritairement détenue en titres Berkshire, à cinq fondations caritatives, dont celle présidée par Bill et Medinda Gates.

Rédigé par Didier Coutton / BourseTrading.info le Vendredi 27 Septembre 2013