Analyse technique


Le MACD : un indicateur de convergence/divergence

Tout l’intérêt de l’utilisation de l’indicateur MACD réside dans l’observation d’une convergence ou d’une divergence avec les prix.


Tous ceux qui revendiquent une certaine expérience en analyse technique le savent bien : Il ne faut jamais utiliser un indicateur pour chercher un signal d’achat ou de vente. La fameuse boîte noire n’existe pas. Tout au plus certains algorithmes fonctionnent un temps puis les conditions de marchés changent et il faut tout recommencer donc chercher d’autre indicateurs avec d’autres paramètres. Entre temps, les pertes peuvent être considérables ! Ainsi donc, faudrait-il oublier les longues nuits (l‘auteur de ces lignes ne les compte plus !) à chercher la pierre philosophale et désabusé se contenter, au mieux, d’un graphe pour tenter d’y voir quelque chose. La réalité n’est heureusement pas si sombre mais incite à plus de cohérentes méthodes.

Un simple graphe pour visualiser la tendance

La première étape de la démarche de l’analyste est aussi essentielle qu’incontournable : débuter uniquement avec un graphe. Que peut-on y voir ? Des bougies japonaises, blanches ou noires, longues ou petites, situées ou non à proximité d’un support ou d’une résistance. Un rebond sur un support, une résistance débordée constituent des signaux d’achat. Un reflux sous une résistance, un support enfoncé invitent les vendeurs à agir. Pas besoins d’indicateurs pour dresser ces constats. Plus le graphe est élaboré simplement, plus il est riche d’enseignements dépollué d ‘artifices techniques qui troublent la vue. Au demeurant, ce que l’on voit le plus simplement du monde a toutes les chances d’avoir été vu par d’autres qui vont tenir le même raisonnement donnant naissance au phénomène tautologique celui de l’auto réalisation.
L’œil et lui seul a donc permis de voir la naissance d’un mouvement. La seconde étape de la démarche s’enclenche alors avec la lancinante question : Quelle est la force et la pertinence du mouvement entrevu ? Ici et ici seulement intervient la « science » de l’indicateur qui doit permettre de saisir le mouvement de préférence jusqu’à son terme ou qui, au contraire, doit retenir le bras de l’opérateur car la pertinence d’un rebond ou d’un recul n’est pas au rendez-vous.

Le MACD comme indicateur de convergence/divergence

Un indicateur simple mais surtout célèbre, le MACD, a longtemps été décrié car ses enseignements seraient trop tardifs. Le signal d’achat interviendrait trop longtemps après le rebond et le signal de vente une fois le mouvement effectué ou presque. La critique emprunte à la vérité mais surtout renforce un peu plus l’idée que son utilisation en tant que signaux d’achat ou de vente n’est pas la bonne. La psychologie qui s’est invitée dans l’univers du « trading » pointe un défaut courant de l’opérateur peu chevronné et qui peut concourir à sa ruine. Ce dernier prend souvent son profit trop vite et laisse courir sa perte au prétexte que tant que l’opération n’est pas dénouée, il n’a rien perdu. Stressé, il fera donc n’importe quoi !
Tout l’intérêt de l’utilisation du MACD va alors résider dans l’observation d’une convergence ou d’une divergence avec les prix.

Alcatel avec son MACD (cliquer pour agrandir)
Alcatel avec son MACD (cliquer pour agrandir)
Exemple pratique avec Alcatel
Le graphe donne un signal d’achat. Avec Alcatel, on peut observer un débordement de la résistance des 1.30 euros (donc transformation de la résistance en support) le 11 janvier. Il fallait alors savoir si le MACD était lui-même positif et c’était bien le cas, un achat pouvait alors être tenté. Un premier objectif se situe graphiquement sur 1.45 euros. Il faudra tenir la position tant que le MACD ne se retourne pas. On utilisera ici la convergence pour ne pas sortir intempestivement.

Le MACD ne sert ainsi pas comme un donneur de signaux mais comme celui qui interdit une prise de position s’il diverge du vrai et seul signal, celui donné par le graphe. De même, une position doit être tenue jusqu’à la réalisation d’un objectif donné par le graphe (et toujours uniquement par lui : une résistance si achat, un support si vente) sauf si le MACD vient à manifester une divergence. La position est alors interrompue.

Même sans boîte noire, on peut réussir une opération. Avec un œil pour le graphe et l’autre pour le constat d’une convergence ou l’apparition d’une divergence du MACD. On entre avec convergence et on ne sort avant l’objectif graphique que si divergence.

Rédigé par Bertrand Richard le 13/01/2012 | Lu 1350 fois


Envoyer Envoyer    Imprimer Imprimer          Partager Partager
Notez