Bourse

L’enjeu du Brexit


Le référendum qui se tiendra le 23 juin au Royaume‑Uni retient actuellement l’attention du monde politique et économique. La décision des Britanniques ne sera pas sans conséquence pour nos scénarios et, jusqu’à maintenant, les sondages ne montrent pas clairement quelle option l’emportera (voir graphique). Notre hypothèse de travail table sur un maintien du Royaume‑Uni au sein de l’UE. Dans ces circonstances, l’incertitude qui hante la conjoncture économique britannique depuis l’hiver se dissiperait au cours de l’été. Ainsi, les indices qui sont présentement sur une tendance baissière, comme la confiance des consommateurs ou des entreprises, reprendraient une tendance plus positive. De même, le second semestre afficherait une croissance nettement plus élevée. Une progression de 1,9 % est donc prévue pour l’ensemble de 2016.

Brexit : moyenne des six plus récents sondages (Sources : NatCen Social Research et Desjardins, Études économiques)
Brexit : moyenne des six plus récents sondages (Sources : NatCen Social Research et Desjardins, Études économiques)
Si l’option du retrait prévaut, il faut s’attendre à une période plus trouble pour l’économie du Royaume‑Uni. La plupart des principaux organismes économiques mondiaux, tels que le Fonds monétaire international (FMI) ou l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), jugent qu’une sortie de l’UE aurait des effets néfastes sur la croissance à court et moyen terme. Leurs appréhensions ne sont pas aussi sombres que celles diffusées dans les analyses plus partisanes, comme celles du Trésor britannique, mais c’est suffisant pour bouleverser les prévisions. Par exemple, l’OCDE juge que d’ici 2020,
un retrait de l’UE pourrait enlever 3 % au PIB réel britannique (par rapport aux prévisions sans sortie). L’économie serait ainsi affectée par une hausse des primes de risque, une baisse de la confiance, une détérioration du commerce et, à plus long terme, une baisse de l’apport de l’immigration à la croissance.
Il n’y a pas que le Royaume‑Uni qui souffrirait; pour le reste de l’UE, la perte de PIB réel serait de 1 %, et ce, sans compter de possibles pressions politiques provenant de pays tentés d’imiter la décision britannique.

Rédigé par Fédération des Caisses Desjardins, le Lundi 20 Juin 2016








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