Conjoncture


États-Unis : mieux que prévu pour les ventes au détail

Les ventes au détail ont augmenté de 0,6 % en juillet après une hausse de 0,3 % en juin (révisée de -0,2 %).


C’est la première fois depuis janvier que le résultat de la croissance mensuelle des ventes au détail totales dépasse la prévision consensuelle. Cette fois, le gain est deux fois plus important que les attentes établies à 0,3 %. Cette meilleure performance que prévu vaut également pour les ventes excluant les automobiles et l’essence. À cela s’ajoutent les révisions haussières des données précédentes, notamment pour celles de juin. Les baisses publiées il y a un mois sont maintenant devenues des hausses non négligeables. Cette situation pourrait permettre une révision à la hausse de la contribution des dépenses de consommation au PIB réel du deuxième trimestre lorsque la prochaine estimation des comptes nationaux sera publiée à la fin du mois d’août.

Parmi les différents types de détaillants, on trouve quelques surprises encourageantes en juillet. C’est le cas des grands magasins qui ont connu leur plus forte croissance mensuelle depuis janvier. Le gain de 1,0 % fait suite à une contraction cumulée de 1,4 % en mai et en juin. Les magasins associés aux loisirs ont connu leur première hausse depuis février. Après plusieurs mois difficiles, les centres de rénovation ont consolidé leurs gains du mois de juin avec un bond de 1,2 % en juillet. Parmi les déceptions, on retrouve les magasins de produits électroniques où les ventes ont diminué de 0,5 % en juillet, un troisième recul consécutif. La baisse de 0,2 % du côté des boutiques de vêtements s’est faite malgré une hausse de 0,3 % des prix, faisant en sorte qu’en termes réels, la consommation de vêtements a sans doute été encore plus négative.


Implications

Jumelée à la révision des données précédentes, la croissance des ventes au détail en juillet est particulièrement encourageante. Il semble donc que le troisième trimestre de 2017 démarre bien et que le PIB réel pourrait profiter d’une bonne contribution des dépenses des ménages. Il faudra cependant que les ventes d’août et de septembre, souvent associées à la rentrée scolaire, performent aussi bien.

Rédigé par Francis Généreux, Économiste principal chez Desjardins le 15/08/2017 | Lu 335 fois

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