Bourse

Brexit : la réaction des marchés se tempère


Le résultat du référendum au Royaume‑Uni a causé une véritable onde de choc sur les marchés boursiers vendredi dernier. Les Bourses européennes ont souffert, l’indice Euro Stoxx 600 chutant de 7,0 % le 24 juin, pire descente journalière depuis octobre 2008. Lundi, l’indice a enchaîné avec une autre importante perte de l’ordre de 4,1 %. Les titres bancaires ont été particulièrement visés. La Bourse britannique a été percutée moins sévèrement, diminuant de 3,2 % vendredi et de 2,6 % lundi. L’injection de liquidités par la Banque d’Angleterre a, entre autres, contribué à rassurer les investisseurs. La violente réaction sur les marchés mondiaux a été suivie d’un rebond généralisé durant les trois séances subséquentes, si bien que la Bourse britannique avait complètement récupéré ses pertes jeudi matin. Malgré la tourmente politique au Royaume‑Uni et en Europe, les marchés semblent pour l’instant retenir que les banques centrales appuieront la croissance de façon soutenue, ce qui sourit aux actifs risqués.

Les marchés désormais anticipent un geste de détente monétaire avec un haut degré de conviction au Royaume‑Uni. Ceci, jumelé à l’incertitude généralisée, a entraîné le taux britannique de dix ans en baisse de 44 points de base vendredi et lundi cumulativement. Même en ce qui a trait à la Réserve fédérale, les contrats à terme intègrent une modeste probabilité de baisse des taux directeurs d’ici la fin de l’année. Le taux américain de dix ans a touché 1,40 % le 24 juin, un creux de quatre ans. Il s’est néanmoins redressé pour rejoindre 1,50 % jeudi matin.

Dans la foulée des résultats du référendum britannique, la livre sterling a été malmenée dans la nuit du 23 au 24 juin. Le creux a toutefois été atteint lundi à 1,3120 $ US. La devise s’est par la suite stabilisée à près de 1,33 $ US, ce qui constitue tout de même des niveaux jamais visités depuis 1985. La plupart des autres devises ont aussi enregistré des pertes par rapport au dollar américain, mais elles sont moindres que dans le cas de la livre. Même si les prochaines hausses de taux d’intérêt semblent loin aux États‑Unis, le billet vert profite maintenant de la plus forte aversion pour le risque. Au moment d’écrire ces lignes, l’euro s’échangeait pour environ 1,11 $ US.

Rédigé par Jimmy Jean, Économiste principal et Hendrix Vachon Économiste senior chez Desjardins Études économiques, le Jeudi 30 Juin 2016








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