Le CAC s'offre un nouveau plus annuel mais marque toute de même une pause symbolique manière d'entériner un accord européen sur le sort de la Grèce par ailleurs largement anticipé. Les vendeurs ne sont pas pour autant parvenus à imposer leur camp et la vague haussière semble dès lors prête à se dérouler plus avant. Le MES se met en place avec beaucoup de discrétion dans une indifférence générale alors qu'il constitue indéniablement un pas de géant vers le fédéralisme et une Europe de la rigueur. L'Europe ne va ainsi donc pas continuer à occuper tout l'espace des inquiétudes des opérateurs. Ces derniers vont pouvoir se concentrer sur les données économiques et advienne que pourra, du temps a été gagné, c'est toujours cela. Le CAC piétine donc mais ne se retourne pas.
Aux Etats-Unis, aucun anniversaire n'a été fêté, simplement le passage discret des 13000 points par le Dow Jones avant d'ailleurs un retrait en dessous de ce seuil. Le S&P 500 ne veut toujours pas franchir les 1370 points et il faut de nouveaux éléments pour aller de l'avant, notamment de ceux qui donnent à croire que la reprise économique s'accélère. Rien d'évident n'apparaît sur ce front notamment par le biais de la consommation qui semble un peu en berne.
Le CAC est pris entre la hausse molle des Etats-Unis et celle plus dynamique des marchés asiatiques. Une certaine équivoque sur l'hypothèse d'un retournement ne nous semble toujours pas levée et une figure de sommet en arrondi est peut-être en train de se former. Sans franchissement des 1370 points par le S&P 500, le choix du camp acheteur ne nous semble pas judicieux.
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