Le vent froid de panique qui menaçait de sévir lundi matin disparaît subitement pour laisser place à celui plus chaud d'une possible euphorie avec la promesse du débordement de la résistance des 3350 points. L'accord entre la Grèce est ses créanciers n'est toujours pas conclu mais les opérateurs entérinent le fait qu'il le sera, question de jours peut-être d'heures. L'indice manufacturier de Chine crée la bonne surprise avec un soulagement certain car il est le garant d'une croissance mondiale. Les tensions obligataires en Europe semblent vouloir s'apaiser et enfin Facebook enflamme tout le secteur technologique avec une introduction en bourse qui fera date. Une belle bougie blanche vient de se dessiner en forant la résistance des 3350 points, promesse d'une nouvelle étape.
Aux Etats-Unis, on sort d'une certaine léthargie et les acheteurs semblent vouloir revenir en force à en croire des volumes plus fournis. Au-delà de la fébrilité suscitée par l'introduction de Facebook qui devrait permettre de lever au moins cinq milliards de dollars, les opérateurs se réjouissent de l'amélioration de l'ISM manufacturier et des conclusions de l'enquête ADP qui révèle la création dans le privé de 170 000 créations de postes. Le S&P s'ouvre la voie des plus hauts de juillet sur la résistance très ronde des 1350 points.
Le CAC devra rester sur sa dynamique haussière pour transformer maintenant les 3350 points en support et ainsi pouvoir tenter le ralliement des 3415 points. Il faudrait tout de même que l'accord en Grèce intervienne maintenant rapidement et que les chiffres mensuels officiels de l'emploi américain à paraître demain confirment bien la note optimiste de l'enquête ADP. Sauf ces réserves, la dynamique haussière est relancée.
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