Le CAC 40 vient de vivre une nouvelle semaine assez folle passant allègrement de la déception profonde à l'euphorie la plus débridée affolant à les faire exploser tous les indicateurs de volatilité. La BCE avait suscité beaucoup d'espoirs sur l'annonce de mesures immédiates et concrètes de nature à brider les tensions obligataires qui frappent l'Espagne et l'Italie. En réalité, la BCE renvoie les autorités politiques à leurs responsabilités. C'est à elles de solliciter une aide et dès lors les pays concernés accepteront une perte de souveraineté puisque le crédit dépendra de la satisfaction à un certain nombre de critères de rigueur. Il fallut deux jours aux opérateurs pour comprendre que le discours de Mario Draghi était peut-être plus subtil qu'il n'y paraissait. Le cheval de bataille reste la préservation de l'Euro, ce qui constitue une avancée et fait taire les rumeurs de dislocation de la zone Euro. Les mesures concrètes viendront en leur temps. L'Espagne semble d'ailleurs moins fermée à l'idée de solliciter une aide extérieure. Le CAC 40 s'envole donc avec un secteur financier soudain moteur de la hausse. Une grande bougie blanche vient s'attaquer clairement à la résistance des 3365 points ce qui pourrait permettre de combler prochainement le gap du 3 avril sur 3395 points.
Aux Etats-Unis, on salue avec brio les chiffres mensuels de l'emploi. La création d'emplois va bien au-delà de ce qui était anticipé et démontre par là une réindustrialisation de l'économie américaine. En revanche, le taux de chômage progresse ce qui risque bien de titiller la FED laquelle ne ferme aucune porte à des mesures dites non conventionnelles pour s'attaquer à la racine du mal. La rentrée sera chaude mais prometteuse à en croire la suprématie des acheteurs.
Le CAC pourrait souffler un peu d'autant que le mois d'août ne sera pas émaillé de nouvelles importantes et que la saison des résultats se termine. Les volumes vont s'assécher et favoriser des mouvements volatils dont la cohérence pourrait échapper. Quelques prises de bénéfices s'inscriraient dans une gestion sage.
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