Alors que l'on pouvait légitimement s'attendre à une pause même modeste, le CAC 40, tout au contraire, poursuit sur sa lancée et s'offre une troisième séance de hausse conséquente. Pourtant, l'Allemagne voit ses commandes à l'industrie se réduire significativement, l'Italie s'enfonce dans la récession et la Grèce est encore à la recherche de nouvelles économies. Tout ceci serait sans importance et mieux va justifier des actions de la banque centrale. Le FESF emprunte à taux négatifs et il suffit que l'Espagne le demande pour qu'elle puisse bénéficier de fonds. L' Allemagne ne serait plus hostile à cette pratique et l'Espagne " étudie " une demande. En clair, de l'argent bon marché contre un abandon de souveraineté : l'Europe est de nouveau en marche et l'Euro ne disparaîtra pas. Même la Grèce peut sortir de l'Euro, cela sera géré ! Du noir au blanc, la palette oublie les nuances de gris, ceci aussi peut avoir un prix quand l'édifice trop vite construit nécessairement se fragilise. Le CAC dessine une grande bougie blanche pleine mais s'approche de la résistance des 3470 points. Les récents acheteurs sont-ils immunisés contre le vertige ?
Aux Etats-Unis, la hausse est également au rendez-vous et le S&P 500 récupère maintenant tout le mouvement de baisse initié le 2 mai et se situe à moins de 21 points de son plus haut annuel. L'Europe est un frein à la reprise économique aux Etats-Unis martèle le président de la FED. Les opérateurs sont donc sensibilisés à toute initiative qui permettra aux pays de la zone Euro de s'extraire de leurs difficultés. Les amours d'été ne sont pas les plus solides disaient les grands-mères, les hausses non plus sommes-nous tentés d'ajouter.
Le CAC 40 s'ingénie souvent à se gausser de ceux qui emprunte à la belle Cassandre ses propos de vérité et il est vrai qu'il est vain d'aboyer après une caravane nommée tendance. Tout de même, sans le ciment des volumes, il nous revient en mémoire le sort des châteaux de sable.
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