La décrue s'est poursuivie, hier, pour le CAC 40. Les opérateurs retrouvent les vieux démons de leurs inquiétudes à savoir principalement celles en provenance d'Europe. Les taux jouent les sévères juges de paix et les efforts espagnols colossaux résonnent comme un coup d'épée dans l'eau. L'Italie, asphyxiée, évoque une demande d'aide européenne et la France découvre l'ampleur des difficultés emblématiques de PSA. Elections, idéologies et autre normalités sont derrière nous, voici le temps des réalités et des efforts ! Le CAC 40 contient finalement sa baisse et protège son support des 3120 points, dernier rempart avant le gap de plus en plus évoqué des 3070 points.
Aux Etats-Unis, la FED continue d'être sollicitée pour de nouvelles mesures en vue d'un raffermissement de la reprise économique et un brouillard s'installe dans l'attente de résultats d'entreprises majeures. La baisse des demandeurs d'emplois n'est pas franchement saluée mais il est vrai que les données hebdomadaires sont souvent sujettes à caution surtout en période estivale. La Chine annonce une croissance au plus bas depuis trois ans mais les chiffres semblent correspondre à ce qui était attendu et l'absence d'inflation facilite les mesures de relance notamment par les banques.
Le CAC 40 pourrait enrayer son mouvement baissier mais sans plus car il n'existe toujours pas de catalyseurs susceptibles de redonner le moral. On en viendrait à souhaiter un rapide comblement du gap des 3070 points. Ce qui est fait n'est plus à faire et au moins graphiquement, tout serait normal...
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