Le dernier sommet européen s'apparentait-il à une baudruche, cette membrane si fine et poreuse, qu'elle ne laisse pas le ballon ,d'elle constitué, gonflé bien longtemps ? Les opérateurs voulaient des mesures concrètes et ils désespèrent de ces longues discussions qui ne débouchent pas sur un vrai recul de la crise. De nouveau, les tensions obligataires s'expriment et l'Espagne est toujours menacée d'asphyxie tandis que certains pays " riches " du nord de l'Europe s'interrogent sur l'utilité de rester dans la zone euro. Le CAC 40 recule donc encore et se rapproche des 3120 points, l'enthousiasme se diluant dans l'azur.
Aux Etats-Unis, en l'absence de chiffres ou de données majeurs, on a joué la carte de la prudence en l'attente des résultats d'Alcoa tout en continuant à redouter que le ralentissement chinois ne vienne affecter l'activité des grandes entreprises américaines. La saison des résultats risque de provoquer bien des sueurs froides. Une petite consolation provient tout de même d'Alcoa qui ne subit qu'une petite perte et surtout rassure sur la demande mondiale en aluminium qui ne faiblirait pas.
Le CAC 40 ne devrait pas pouvoir franchement rebondir car il manque d'air vivifiant, la réunion de l'Eurogroupe n'a pas débouché sur des vraies surprises et tant que les tensions sur les taux ne s'apaiseront pas, la dynamique haussière, au mieux, restera entre parenthèse.
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